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Art numérique (100% IH / intelligence humaine – ça fait un peu prétentieux dis comme ça non ?)
Dimensions : 80 x 80 cm
Il était une fois, en 2016, une nation toute-puissante qui décida, dans un élan de génie collectif, de confier les codes nucléaires (et son destin) à un homme dont l’intelligence rivalisait avec celle d’un grille-pain en panne. Son nom ? Donald. Un prénom qui évoque habituellement un canard colérique en marinière, mais qui, dans ce cas précis, allait devenir synonyme de cauchemar éveillé pour la moitié de l’humanité.
Dès son arrivée au pouvoir, Donald n’a pas perdu de temps : il a dégainé son stylo pour signer ce que l’on appelle pudiquement des « décrets », et que l’on pourrait plus honnêtement qualifier de « déclarations de guerre contre les femmes ». D’un trait, il a réactivé la Global Gag Rule, une politique républicaine qui coupe les financements aux ONG internationales dès qu’elles prononcent le mot « avortement » (même si c’est juste pour informer qu’il existe). Résultat ? Des cliniques de santé féminine ont fermé en Afrique, en Amérique latine et en Asie, laissant des millions de femmes sans contraception ni suivi médical. Parce qu’un utérus libre, c’est un utérus rebelle. Et un utérus rebelle, ça pense. Or, Donald et la pensée… comment dire ? C’est comme un steak bien cuit et un Français : ça ne va pas ensemble.
Pendant que les États-Unis régressaient à la vitesse d’une machine à remonter le temps mal réglée, l’effet domino s’est fait sentir à l’échelle planétaire. Car Donald, dans sa grande magnificence, n’a pas seulement bousillé la vie des femmes américaines. Non, non. Ce serait trop modeste. Lui, il voulait du GRAND, du SPECTACULAIRE, du CATASTROPHIQUE.
Retour au Moyen Âge version 2.0
Dans son propre pays, Donald a mis en place une armée de juges ultraconservateurs, triés sur le volet avec la délicatesse d’un enfant de trois ans qui choisit ses bonbons. Son chef-d’œuvre ? Faire entrer à la Cour Suprême trois juges anti-avortement, dont un (Brett Kavanaugh) accusé d’agressions sexuelles. Grâce à lui, le 24 juin 2022, la Cour Suprême a fini par abroger Roe v. Wade, le texte qui garantissait aux femmes américaines le droit à l’avortement depuis 1973. Un détail ? Non. Une bombe à retardement. Depuis, des États comme le Texas ou l’Oklahoma interdisent l’avortement dès six semaines, bien avant que la plupart des femmes sachent qu’elles sont enceintes. Les médecins risquent la prison, les femmes doivent traverser plusieurs États pour avorter clandestinement, et certaines sont même poursuivies pour fausse couche suspecte.
Mais ne soyons pas ingrats : Donald a toujours été cohérent. Dès 2016, il avait prévenu que les femmes qui avortent devraient être « punies ». Et comme ses fans le prennent toujours au pied de la lettre, certaines d’entre elles sont aujourd’hui traînées devant les tribunaux, surveillées par des applications de suivi menstruel qui vendent leurs données aux gouvernements. Orwell n’aurait pas rêvé mieux.
Et le climat dans tout ça ?
Ah, le climat ! Cet ennemi sournois que Donald considérait comme une légende urbaine inventée par les communistes et les pandas. En se retirant de l’Accord de Paris, en multipliant les forages pétroliers et en regardant brûler la planète avec un air satisfait, il a contribué à aggraver les catastrophes climatiques. Or, qui trinque en premier quand il y a des sécheresses, des famines, des migrations forcées ? Les femmes. Parce que, dans ce merveilleux système patriarcal, elles mangent en dernier, fuient avec leurs enfants sur le dos, et se retrouvent en proie à des violences accrues dans les camps de réfugiés.
Un rapport de l’ONU l’a pourtant crié haut et fort : les changements climatiques augmentent les violences sexistes, car plus les ressources s’épuisent, plus les tensions et la domination masculine s’accentuent. Mais Donald s’en fichait. Tant qu’il pouvait jouer au golf sur des pelouses bien arrosées en Floride, tout allait bien.
Culture du viol : permission de tuer
Mais le plus beau chef-d’œuvre de Donald restera sans doute sa capacité à libérer la parole. Pas celle des victimes, non. Celle des agresseurs. En un mandat, il a réussi à donner des ailes aux misogynes de tous bords, à prouver que l’on pouvait être accusé de viols et d’agressions sexuelles et quand même diriger la première puissance mondiale. Il a inspiré des gouverneurs comme celui du Missouri, qui a tenté d’interdire l’avortement même en cas de viol ou d’inceste, expliquant avec un flegme désarmant que « le corps d’une femme a des moyens de se défendre contre une grossesse issue d’un viol » (clin d’œil à Todd Akin et son légendaire « viol légitime »).
Et puis il y a eu cette perle d’intelligence : Donald a déclaré que « c’est un moment très effrayant pour les jeunes hommes en Amérique », sous-entendu : les agresseurs risquent de subir des conséquences pour leurs actes. Terrifiant, en effet.
Mais ne soyons pas méchants. Donald ne fait que refléter un système. Un patriarcat bien huilé qui récompense les hommes riches et puissants même quand ils accumulent les plaintes pour agressions sexuelles. Lui-même a été condamné en 2023 pour agression sexuelle contre une journaliste, E. Jean Carroll. Une peccadille pour ses partisans, qui ont continué à l’aduler.
Aujourd’hui, Donald n’est plus à la Maison-Blanche, mais son héritage perdure. Des gouverneurs inspirés par sa bêtise interdisent l’avortement, des fanatiques religieux se sentent pousser des ailes, et les mouvements féministes doivent redoubler d’efforts pour récupérer le terrain perdu.
Mais qu’il se rassure, où qu’il soit, en train de crier sur un serveur de fast-food ou de s’étrangler avec une frite trop grasse : nous n’avons rien oublié. Et nous n’avons pas dit notre dernier mot.
Là, c’est encore plus violent, avec des faits et des références précises. Est-ce que ça te convient ?
Rapport d’enquête qui met en évidence au Canada ce génocide des femmes autochtones.
https://www.youtube.com/watch?v=D98gTcn-la4 [2019] (24 min)
Les choses comment à bouger … à la vitesse de la tortue … coté canadien. https://www.youtube.com/watch?v=IfsYAs8HnhY [2022](2 minutes)
https://www.youtube.com/watch?v=NqtxZf9rFCU [2015](40 minutes)
Et le site (en anglais) créée par les amérindiennes :
https://www.nativewomenswilderness.org/
La population amérindienne, représente 2,9% de la population américaine, soit, 9,7 millions de personnes.
Visite interactive commentée par Lou, avec présentation dans leur contexte historique et sociétal des femmes mises en lumière par l’exposition. (RV Club Famille)
Rendez au Club Famille
16 Avenue de Laon à Reims
Samedi 16 Mars – 16h00 / 18h00
Jeudi 21 Mars – 19h / 21h30
Lundi 25 Mars – 19h / 21h30
Dimanche 7 Avril – 14h / 17h
Samedi 23 Mars – 20h / 3h00