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Peinture + feutres Acrylique + tampon
Dimensions : 92 x 73 cm
Depuis la nuit des temps, le patriarcat veille sur nous avec une bienveillance sans faille. Quelle chance nous avons, nous, femmes, d’avoir été si précieusement encadrées, protégées, corrigées ! Car, sans lui, soyons honnêtes, nous n’aurions jamais su quoi faire de notre existence.
À l’aube de l’humanité, alors que les hommes partaient courageusement chasser le mammouth (ou plutôt, se perdre dans la forêt avant de revenir bredouilles), les femmes avaient l’immense privilège de s’occuper du foyer. Et par « s’occuper », comprenez : enfanter jusqu’à ce que mort s’ensuive, gratter la terre avec des ongles usés, et prier pour ne pas être échangées contre une chèvre au prochain troc.Au fait tu sais quoi, on ne balayer pas la grotte, on le chassait aussi le mamouth.
Le patriarcat a ensuite eu l’extrême bonté d’inventer des lois. Oh, pas pour nous protéger, non. Mais pour nous rappeler que nous étions des biens précieux. D’abord propriété du père, puis du mari, puis d’un autre homme quelconque si, par malheur, nous nous retrouvions seules (car, voyons, une femme seule ?! L’idée même est une hérésie). On nous a donc interdit d’étudier, de voter, de travailler, de parler, de rire trop fort, d’exister autrement que par la grâce d’un mâle providentiel.
Mais ne soyons pas ingrates. Grâce au patriarcat, nous avons eu le droit à de magnifiques époques de progrès. Au Moyen Âge, on nous a offert le bûcher, une innovation flamboyante pour celles qui osaient soigner avec des plantes ou simplement être trop indépendantes. Plus tard, on nous a gâtées avec les ceintures de chasteté, ces charmantes inventions métalliques qui prouvaient que la confiance, c’est bien, mais l’entrave, c’est mieux.
Le XIXe siècle ? Ah, le romantisme ! Où l’on nous expliquait, dans des livres écrits par des hommes, que notre seule mission sur Terre était d’être jolies et de nous évanouir avec grâce en attendant qu’un prince vienne nous sauver de notre propre existence. Et quand certaines audacieuses ont osé vouloir une carrière, on leur a expliqué avec douceur (et parfois des électrochocs) que leurs utérus risquaient de se révolter.
Puis vint le XXe siècle, ce moment formidable où on nous a fait croire que nous étions enfin libres… à condition d’être parfaites. Gagne ton salaire, mais reste une épouse modèle. Fais des enfants, mais garde un corps désirable. Travaille, mais n’oublie pas que ton vrai rôle, c’est de sourire et de ne pas trop déranger. Et aujourd’hui encore, malgré les apparences, on nous rappelle subtilement où est notre place : dans des statistiques alarmantes de féminicides, dans des hashtags de survie, dans des luttes éternelles pour des droits fondamentaux que l’on croit toujours acquis.
Alors merci, cher patriarcat, pour ces millénaires de délicates attentions. Merci pour les violences, les interdictions, les humiliations, les inégalités. Merci de nous rappeler, jour après jour, que notre combat n’est jamais terminé. Mais surtout, merci de sous-estimer notre rage. Car un jour, nous te renverrons la monnaie de ta pièce. Et ce jour-là, tu verras à quel point nous savons aussi écrire l’Histoire.
Rapport d’enquête qui met en évidence au Canada ce génocide des femmes autochtones.
https://www.youtube.com/watch?v=D98gTcn-la4 [2019] (24 min)
Les choses comment à bouger … à la vitesse de la tortue … coté canadien. https://www.youtube.com/watch?v=IfsYAs8HnhY [2022](2 minutes)
https://www.youtube.com/watch?v=NqtxZf9rFCU [2015](40 minutes)
Et le site (en anglais) créée par les amérindiennes :
https://www.nativewomenswilderness.org/
La population amérindienne, représente 2,9% de la population américaine, soit, 9,7 millions de personnes.
Visite interactive commentée par Lou, avec présentation dans leur contexte historique et sociétal des femmes mises en lumière par l’exposition. (RV Club Famille)
Rendez au Club Famille
16 Avenue de Laon à Reims
Samedi 16 Mars – 16h00 / 18h00
Jeudi 21 Mars – 19h / 21h30
Lundi 25 Mars – 19h / 21h30
Dimanche 7 Avril – 14h / 17h
Samedi 23 Mars – 20h / 3h00